De très très nombreuses rues sont équipés d’un système de guidage au sol comme vous pouvez le voir sur ces photos suivantes :
Ce système est constitué de dalles de directions (dalles carrées avec un relief sur la longueur et posées au sol dans le sens de la marche) et de dalles de « d’attention » (dalles carrées avec un relief pointillé pour indiquer un changement de direction, un arrêt, …). Le système est ingénieux et très répandu à Beijing (dès qu’un trottoir est refait, il était adapté « accessibilité »).
Afin de ne pas me faire arnaquer par Air China et donc ne pas payer un surplus de bagages, je suis passé ce matin à la poste pour envoyer 10 kilos d’affaires vers la France.
En Chine, vous arrivez avec vos affaires, et un(e) employé(e) vérifie si rien n’est prohibé à l’envoie. Ainsi, comme dans les avions, tout ce qui est liquide ne passe pas. Par contre, mon faux iPhone, après vérification, est passé sans souci.
On vous prépare le colis (devant le client, bien sur), et on le ficelle sur une machine. Super, le colis est ainsi super solide et bien protégé.
Cela m’a couté ¥280.00 (31.11€) pour 10 kilos en envoi à l’international, mode normal. Pas cher, n’est ce pas ?
La notion de service en Chine est toujours surprenante, même dans les choses les plus courantes de la vie quotidienne.
L’immeuble où je suis est géré par une société qui apporte toute une série de services : gardiennage, nettoyage, gestion des transferts d’habitants (locataires, propriétaires), courrier, … Bref, l’immeuble est entièrement géré par une société qui fournit du personnel à l’immeuble. Le procédé est très répandu et se retrouve partout à Beijing.
Ce midi, au déjeuner, plus d’eau potable. Comme dans de très nombreux appartements, les chinois utilisent des bonbonnes d’eau avec un distributeur qui la propose froide ou chaude.
Donc, comme je le disais, plus d’eau en plein déjeuner. Petit coup de fil à la société qui gère l’immeuble et 5 minutes plus tard, un employé de la société est arrivé avec 19 litres d’eau sur l’épaule, à installer la bonbonne. Le paiement ? On donne un ticket que l’on a acheté à l’accueil de l’immeuble : ¥15.00 (1.67€) les 19 litres.
Le service de livraison d’eau à domicile fonctionne de 7h à 22h. Livraison sous 5-10 minutes. Ca, c’est du service !
Posséder une voiture en Chine est très très important. C’est accéder à une certaine position. Et aussi aussi un moyen de dépenser son fric dans ce pays où la croissance économique est généralement à 2 chiffres depuis plus de 10 ans (mais je vous rassure, tout le monde n’en profite pas, il y a des pauvres comme chez nous).
Quand on possède une voiture en Chine, il faut le montrer. Ainsi, vous ne trouverez pas à Beijing des Audi A4 ou A6 « normales », ou chez BMW des séries 5 ou 7 « normales ». Non, vous trouverez tous ces modèles en version L, L comme Long ou Limousine. Pas la peine de chercher des versions normales, vous n’en trouverez pas. Et puis, ne pas être en L, c’est le risque de faire croire que vous êtes « pauvres ».
Jaguar vient de lancer sa nouvelle XJ et je suis allé hier à une présentation de ce modèle. Bien sur, Jaguar ne présente que des version L.
L’apparence est ici très importante, surtout en matière de voiture. Il faut montrer son statut social avec des voitures imposantes, longues… mais sobres : pas de couleur ostentatoire, le noir est de rigueur, avec quelques fantaisies avec des modèles gris clair/foncé ou blanc.
N’hésitant pas à vous révéler ma vie la plus intime via ce blog, je vous avais déjà parlé de mes fiancées chinoises (enfin, seulement de quelques-uns…).
Il y a eu Lily, rencontrée sur la Muraille de Chine. Un coup de foudre instantané, une relation passionnée, torride, … Mais je n’arrivais pas à suivre son côté « fashion victim », je me sentais en décalage. J’ai rompu…
Puis il y a eu Kim, rencontrée sur le salon auto de Beijing. Un autre style, mais tout autant de passion. Relation fusionnelle jusqu’à ce que je lui dise que j’aimais Audi. Comme elle préfère BMW, on s’est fâché, on s’est lancé des enjoliveurs à la figure, puis elle est repartie dans sa concession…
Aujourd’hui, j’ai rencontré Feng. Coup de foudre instantané ! Feng, c’est tout le contraire de Lily (mais si, celle de la muraille de Chine) : de la simplicité, de la sobriété, tout dans la retenue. J’espère que c’est pour la vie entre nous, j’aime tellement sa discrétion…
Le commerce en Chine prend quelques fois des formes assez originales.
Comme ces vendeurs de pastèques qui sillonnent le quartier. La technique est simple : une camionnette à benne remplie de pastèques, un chauffeur, un vendeur, et la camionnette s’arrête aux passages piétons pour vendre aux passants qui attendent pour traverser (l’attente à ce carrefour est de 75 secondes par exemple). Et ça fonctionne, j’ai pu le vérifier par moi-même, ça défile… surtout à ¥5.00 (0.57€) la pastèque.
… et il s’appelle Christophe, c’est mon collègue de travail et de bureau.
Samedi matin, j’ai reçu un colis venant de France. Mais qu’y a-t-il à l’intérieur ?
Wouah !!! De la bouffe !!! Des gâteaux, du chocolat, des plats cuisinés, des sardines, du vin, … ! J’ai ouvert le colis comme un vrai gosse !
Merci encore Christophe pour toutes ces bonnes choses, c’est super sympa ! Et pour info, depuis son arrivée samedi, le colis a déjà était amputé des 2 plats cuisinés, d’une boite de harengs, d’un lait concentré, des 2 sachets de noix de cajou, du sachet de Tagada, d’une plaque de chocolat, de 2 sachets de mikado. Bah oui, ça ne traîne pas !
Petite question aux spécialistes de la voiture (Christophe, je compte sur toi) : pourquoi la C4 s’appelle C-Quatre en Chine ?
La réponse ? Relisez cet article… et vous comprenez. Le chiffre 4 (四 sì) se prononce de façon quasi similaire à 死 (sǐ) ce qui veut dire « mort ». Alors vous comprenez qu’appeler une voiture C4, c’est la faillite assurée pour Citroen. Du coup, ils l’ont renommée avec des caractères latins en C-Quatre. Ni vu, ni connu !
A signaler, la C4… pardon, C-Quatre, a un coffre long, contrairement en Europe où elle a un hayon. Pourquoi ? Parce qu’ici, la voiture doit être longue et en imposer. Donc plus c’est long, plus ça se vend (j’y reviendrai sous peu avec d’autres modèles).
Découverte tout à fait par hasard : un restaurant marseillais à Beijing. The Olive, tenu par une française qui habite Beijing depuis 7 ans, se trouve en face du Worker Stadium, entrée Nord.
Ce n’est pas aussi bon que si j’avais diné à Marseille, mais ça fait tout simplement du bien…
Vous connaissez tous la Grande Muraille (長城 – Chángchéng) ? Quelques informations piquées sur Wikipedia :
Construite entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour protéger la frontière nord de la Chine
6700 km de long (évaluation de 1990).
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
On dit que chaque chinois doit au moins visiter la muraille une fois dans sa vie. Je suis super-chinois, car je l’ai visitée 5 fois.
Comment se rendre à la Grande Muraille depuis Beijing ? Le meilleur moyen est de prendre le bus et de se rendre à Badalin, situé à 70 kilomètres au nord de Beijing. Voici les informations :
Station de bus : Deshengmen – 德胜门
Bus 919 (prenez les bus verts, à air conditionné, ceux affichant Badalin sur le panneau)
Tarif : ¥24 (2.80€) l’aller-retour
Horaire du bus : à partir de 6h30 du matin
Durée du trajet : 1h30
Conseil : partez assez tôt le matin (pas plus tard que 10h-10h30) afin de ne pas rater les bus de retour. En effet, à partir de 16h, il est difficile de revenir en bus (bus pleins, arrêt du service) et vous serez obligés de prendre les taxis-vautours qui vous attendront sagement sur le parking des bus en vous proposant des tarifs exorbitants.
Concernant la Muraille, sachez que Badalin devient de plus en plus « disneyland » avec des téléphériques, des toboggans gigantesques pour redescendre de la muraille, des zones de commerce à franchir où vous vous ferez harceler, … On oblige aussi maintenant les touristes à prendre un nouveau chemin bien établi qui vous fait démarrer du haut de la muraille, chemin qui vous oblige à acheter un billet d’accès en téléphérique ou togoggans-grimpeur (¥60 – 7€) en plus du billet simple (¥45 – 5.23€).
Mon conseil pour visiter la muraille hors du circuit imposé : quand vous êtes sur le parking, remontez le jusque l’entrée décorée avec des sculptures d’ours, remontez le parc à ours et la zone de commerce jusque la sortie de la Grande Muraille, achetez un billet au guichet sur la gauche, entrez par la sortie en râlant si on ne vous laisse pas passer et en disant que vous ne restez qu’une heure et ne voulez faire que des photos (avec les gestes, ils ne parlent pas anglais). Et là, vous verrez le tronçon le plus sympa de la Grande Muraille à Badalin, celui qui permet de faire les plus belles photos, celui qui est plus calme que la zone de départ.
La Grande Muraille est à visiter, aucun doute là dessus. C’est une marche difficile, je vous conseille de bonnes chaussures, des vêtements légers et de l’eau. Faire le tour complet du tronçon de Badalin demande 3-4 heures environ. Mais vous pouvez commencer par le tronçon que je vous recommande plus haut, et revenir sur vos pas quand vous vous sentez fatigués (en pensant qu’il vous faut faire le chemin de retour). Vous croiserez assez peu d’occidentaux, par rapport au nombre de chinois qui la visite quotidiennement. Ne soyez pas surpris d’être souvent sollicité pour être pris en photo avec les chinois. Beaucoup viennent des provinces et n’ont pas l’occasion de voir souvent des étrangers, alors ils adorent être pris en photo avec les occidentaux, surtout s’ils sont grands ou ont les cheveux blonds.
Voici une vidéos et quelques photos de Badalin :
Dernière information de taille : la muraille n’est pas visible depuis l’espace, contrairement à ce qu’avait annoncé un astronaute américain qui avait confondu avec avec le fleuve jaune dont le soleil se reflétait à la surface.
Une course en moto-taxi coûte ¥5.00 (0.57€) pour un trajet court. Pour les touristes, les chauffeurs essayent de tirer ¥10.00 (1.14€). Pas trop grave, c’est de bonne guerre.
Mais la semaine dernière, arnaque organisée des chauffeurs à la sortie du métro Datunlu East de la ligne 5. Il était 20h, il pleuvait des cordes, et les motos-taxi attendaient devant la sortie comme d’habitude. Je monte dans un des moto-taxi et demande à aller au croisement suivant (à 1.5 km environ). Là, le chauffeur me demande ¥20.00 (2.28€). Je proteste, je dis que c’est ¥5.00, le gars refuse, je sors de son taxi et monte dans le suivant… qui me demandent la même somme. Bref, arnaque en bande organisée de tous les motos-taxi attendant devant la station de métro.
Je me mets à l’abri en attendant que la pluie cesse, mais ça dure. Finalement, j’en prends un. Mon croisement est le suivant, c’est tout proche. Il arrive au croisement et je lui demande de me déposer au coin opposé, devant l’entrée où je devais me rendre, là où les motos-taxi stationnent habituellement. Il refuse ! Il refuse car il veut vite retourner à la sortie du métro. Dehors, il pleuvait des trombes d’eau, et les croisements à Beijing sont immenses, le mien fait 2*4 fois plus les allées latérales. Bref, de quoi être trempé jusqu’aux os en moins de 10 secondes. Je râle, il continue de refuser. Du coup, je lui ai balancé un billet de ¥5.00 au lieu des ¥20.00 qu’il voulait et je me suis cassé en courant.
Visite d’un quartier particulier de Beijing, le « 798 Art District » (798艺术区 – 798 Yìshùqū)
En 1953, un ensemble industriel a été construit au nord-est de Beijing. A partir du début des années 1980, les usines ont commencé à fermer les unes après les autres. Les artistes de Beijing ont petit à petit occupé les lieux, attirés par les grands espaces, les verrières, les loyers modiques, … Aujourd’hui, ce quartier est le symbole de l’art moderne chinois de Beijing. On y trouve donc des ateliers d’artistes, des expositions, des boutiques branchées autour de l’art, des cafés, … A visiter au moins une fois pour découvrir un autre Beijing, moins traditionnel.
Dans le diaporama suivant, vous ne verrez pas trop de photos des intérieurs des ateliers et des expositions, il est interdit de photographier. Mais les photos extérieures vous donneront une idée de ce qu’est ce quartier.