Maintenant que vous savez prendre le métro (ici et là) ou le taxi-moto (ici et là), je continue ma série sur les transports à Beijing avec le taxi.
Reconnaitre les taxis à Beijing est aisé. Ils sont bicolores, avec le bas de caisse jaune et une couleur différente sur le haut de caisse (bleu, vert, rouge ou ocre). Sur le toit, une enseigne bleu et blanche. Pour savoir si un taxi est libre, il faut regarder à la gauche du rétroviseur (donc côté passager) si vous voyez une lumière ou un signal rouge. Si vous ne voyez rien (comme sur la photo), cela veut dire que le taxi n’est pas disponible. Pour appeler un taxi, ne levez pas le bras en l’air comme à Paris, mais tendez le bras horizontalement en direction de la route (attention aux bus !) et secouez la main.

Maintenant que vous être dans le taxi, il vous faut indiquer votre destination au chauffeur. Sachez que les chauffeurs de taxi de Beijing ne parlent pas anglais. Si vous ne maitrisez pas le chinois, il faut vous munir des adresses de vos destinations en chinois. Un bon moyen est de les avoir sur son téléphone ou de se les faire envoyer par SMS. Si vous êtes à l’hôtel, n’oubliez pas de garder une carte de visite de l’hôtel dans votre portefeuille pour revenir à bon port.
Dès que le chauffeur connait votre destination, il démarre le compteur qui affiche de suite ¥10.00 (1.08€). C’est le chiffre rouge que vous voyez sur la photo. Les 3 premiers kilomètres sont inclus dans cette tarification de base. Au delà de 3 kilomètres, vous paierez ¥2.00 (0.21€) par kilomètre supplémentaire en journée, ¥2.40 (0.26€) de 23h à 5h (le tarif du kilomètre est le 1er chiffre vert sur la gauche du compteur). Le compteur affiche la distance (0.2 km ici) et la durée d’immobilisation (1mn17s sur la photo). Le compteur d’immobilisation s’incrémente dès que le taxi roule en dessous de 12 km/h ou est à l’arrêt. Toutes les 5 minutes d’immobilité, vous paierez une unité de base supplémentaire (donc ¥2.00 ou ¥2.40 selon l’heure) de plus. Sachez aussi que pour payerez un forfait supplémentaire de ¥1.00 (0.10€) si votre trajet est supérieur à 3 kilomètres (forfait pour compenser des coûts liés au prix des carburants).

Ca semble un peu compliqué, mais c’est en fait très simple. La tarification détaillée est affichée dans chaque taxi. Vous y trouverez tous les détails de la tarification.

Dès que vous êtes arrivés à destination et que vous avez payé, le chauffeur peut vous fournir une facture. Je vous conseille de la prendre, elle vous permet éventuellement de rappeler la compagnie de taxi si vous avez oublié quelque chose dans le taxi et d’indiquer le numéro du taxi.

Circulez en taxi est assez économique (je parle par rapport à Paris. Par rapport au bus et métro pékinois, c’est le moyen de transport le plus cher). Je l’utilise assez souvent, en moyenne 1 fois par jour. Voici 2 exemples de courses que j’ai payé ces derniers jours :
- ¥10.00 (1.08€) : trajet de 1.400 kms à 13h15 (j’étais en retard… donc taxi)
- ¥19.00 (2.06€) : trajet de 6.800 kms à 22h30
- ¥32.00 (3.47€) : trajet de 13.300 kms à 14h
- ¥35.00 (3.79€) : trajet de 6.790 kms à 3h27 (plus de bus et métro à cette heure…)
Quand on prend le taxi à l’étranger, on se demande toujours si le chauffeur ne va pas nous arnaquer. Je n’ai pas encore rencontrer de chauffeurs me « baladant » pour allonger la distance. Mais voici les 2 points sur lesquels vous devez être vigilants :
- Compteur cassé. A proximité des lieux très touristiques (La Cité Interdite, Wangfujing, …), vous trouverez des taxis avec un compteur, mais éteint. Et quand vous poserez la question, les chauffeur vous diront « Broken ! » (cassé). Et ils vous demanderont ¥100.00 (10.86€) pour vous menez là où vous voulez. C’est un grosse arnaque, vous allez payé 2-3-4 fois plus cher votre course. A la Cité Interdite, la dernière fois que j’y suis allé, il y avait 10 taxis à la sortie Nord, tous avaient le compteur cassé !!! Dans le cas là, vous marchez 5 minutes pour vous rendre au croisement suivant et attendez un taxi, ca ne devrait pas être long. Donc, vérifiez toujours que le compteur est actif et démarre à ¥10.00 quand vous démarrez, dans le cas contraire vous sortez et changez de taxi.
- Le taxi n’est pas bicolore (voir plus haut). On vous proposera de temps en temps des taxis noirs, ou alors carrément des voitures tout à fait banalisées. Méfiance ! Premièrement vous risquez de payer plus cher, deuxièmement vous ne savez pas si ces taxis sont assurés en cas d’accident. Ne prenez que les taxis « officiels ».
Prochain épisode : le bus !
La Chine a mis en place ce que l’on appelle « The Great Firewall » (en référence à « The Great Wall », la muraille de Chine), vaste système technique et humain visant à contrôler Internet. De fait, des sites web que nous avons l’habitude de visiter en France ne sont pas accessibles d’ici. Comme par exemple Facebook, YouTube, Dailymotion, Twitter, …

Voici les quelques méthodes que j’utilise pour passer outre ces limites :
- Le site web Secure tunnel : vous trouvez en haut à droite de la page d’accueil une zone intitulé « Secure-Tunnel Xpress Free Anonymous Proxy ». Saisissez l’adresse internet où vous souhaitez accéder, et voilà ! Pour Facebook, seule la version mobile est accessible. Des services payants sont proposés, mais je n’ai jamais utilisé.
- Le logiciel Skydur ou VPN in China : permet d’accéder à un VPN ( Virtual Private Network), un réseau privé qui masque au « Great Firewall » votre navigation internet, et vous permet donc d’aller partout. Ce service est lié à un abonnement au prix très raisonnable au regard des services rendus. Concernant Skydur, il existe une astuce pour utiliser le service gratuitement pour Facebook uniquement, à lire ici.
- Je me connecte au VPN de Sciences Po. Sciences Po propose à ses salariés de pouvoir accéder au réseau de Sciences Po à distance. C’est comme les services proposés par Skydur ou VPN in China, sauf que c’est gratuit pour moi. En fait, c’est comme si je surfais depuis mon bureau à Paris, le réseau Chinois est aveugle et ne voit pas ce que je fais et ne peut donc me bloquer.

IMPORTANT : Concernant Secure tunnel, Skydur ou VPN in China, évitez de saisir des données trop confidentielles quand vous utilisez ces services, on ne sait jamais. Donc, pas de numéro de carte bleue, d’accès à des comptes bancaires, …
Bref, rien d’impossible pour ce qui est de la navigation Internet depuis la Chine, il suffit juste de disposer des 2-3 bonnes astuces et de s’y préparer en avance. Et heureusement, parce que comment je ferais sans Facebook, hein ? Ha ha ha !
Beijing est une ville tentaculaire, le métro est l’un des moyens rapides d’y circuler. Le réseau compte 9 lignes pour 126 stations, et est fréquenté quotidiennement par plus de 4 millions de personnes. On peut donc imaginer un métro bondé, comparé à Paris avec ses 16 lignes et ses quelques 300 stations, donc un réseau plus vaste, mais avec un même nombre de voyageurs au quotidien. C’est un métro assez récent, puisque la première ligne a été ouverte en 1971
Pour commencer, comment repérer une station de métro dans la rue ? En recherchant les panneaux bleus sur le dessus des entrées du métro. Elles sont très visibles, avec le logo ressemblant à @, le nom de la station écrit en chinois et en anglais, ainsi que le numéro des lignes passant dans cette station.

Arrivé dans les sous-sols du métro, n’oubliez pas de passer à la fouille si vous avez des sacs, bagages, … C’est obligatoire.

Il vous faut un billet ? Achetez le sur les bornes électroniques que vous trouverez dans toutes les stations. Un bouton vous permet d’avoir une interface en anglais. Soit vous achetez des billets à l’unité pour un trajet, soit vous créditez une carte magnétique (tiens, ça me rappelle l’électricité) et vous pouvez passer les barrières d’accès en badgeant. Quel que soit le mode de paiement (ticket à l’unité ou carte magnétique avec du crédit), vous payez à ce jour ¥2.00 (0.21€) pour un trajet. Economique !


Muni de votre titre de transport, vous passez les portiques d’accès aux quais en badgeant tout simplement. A noter que l’accessibilité au métro semble assez bonne, comme vous le voyez sur ces portiques, mais aussi avec la présence d’ascenseurs ou de rampes d’accès motorisées pour personnes munies de fauteuils roulants.


Les stations de métro sont très vastes, très longues (j’ai compté 25 portes d’accès aux rames). Assez souvent, elles sont munies d’un seul quai central qui permet l’accès dans les 2 sens de sens de circulation. Je trouve cela très pratique, ça permet de changer rapidement de sens en cas d’erreur et de ne pas se taper des escaliers et des couloirs comme à Paris lorsque l’on n’est pas sur la bon quai… Comme vous le voyez sur les photos, le métro est archi-propre. Même dans les stations les moins prestigieuses la propreté reste bien au dessus de ce que l’on trouve à Paris. Et puis ce n’est pas dégradé non plus, pas de tag, de vandalisme, …


Les quais sont sécurisés, impossible de se suicider ! Et puis ça évite de se jeter sur les quais, dans le vent… Vous noterez aussi que les voies de circulation sont couvertes de publicités bien visibles. Bah oui, la Chine, c’est tout de même le pays le plus capitaliste au monde (à mon humble avis) !

Choisir un sens de circulation est assez aisé, chaque quai indiquant clairement le sens de circulation avec la dernière station de destination, ainsi qu’un visuel clair avec les stations qui seront parcourues (en chinois et en anglais).


Les rames sont très propres et spacieuses… mais bondés. C’est un métro très fréquenté, pas de doute la dessus. A noter que les indications de positionnement de la rames sont très visuelles et très claires (en vert les stations parcourues, en jaune le tronçon en cours, en rouge celles à venir), et qu’une voix indique en chinois puis en anglais quelle est la prochaine station et de quel côté de la rame il faudra descendre.


Quand vous descendez du quai, des plans très clairs vous indiquent la sortie, sortie à laquelle vous accèderez après avoir passé les barrières de contrôle en présentant votre titre de transport.


Prêts à prendre le métro de Beijing ? Si vous avez encore quelques hésitations, voici de quoi vous rassurer :
- Si vous avez un iPhone, un Blackberry, un Windows Mobile, un Symbian ou un PalmOs, … utilisez l’excellent programme « Metro » qui permet de définir ses itinéraires dans le métro de Beijing, mais aussi dans celui de 400 autres villes. Indispensable ! C’est ici : http://metro.nanika.net

- Une carte interactive du métro de Beijing : http://www.explorebj.com/subway/
- Le site officiel du métro de Beijing, avec une partie anglaise assez bien faite : http://www.bjsubway.com/
Liens :
Quand j’ai reçu les clés de mon appartement, la propriétaire m’a donné une carte à puce pour l’électricité. Cette carte contient des crédits de consommation, que l’on recharge en allant à la banque.

Sur mon palier extérieur se trouvent un casier avec tous les compteurs, dont le mien qui affiche sur la photo 142 crédits.

Pour recharger mon compteur en électricité, rien de plus simple : j’insère la carte à puce dans la fente, un lecteur lit ma carte et crédite des points d’électricité. Voilà !

Il va falloir que je surveille mes crédits, car quand ça arrive à 0, il n’y a plus de courant dans l’appartement !
Apparemment, le système est utilisé dans toute la Chine (ou en cours de déploiement). Je ne trouve pas ça très pratique, par rapport à avoir à disposition de l’électricité en permanence et la payer par un prélèvement automatique mensuellement. Peut-être peut-on y voir une façon de mieux gérer sa consommation en prenant conscience de ce que cela coûte. Et d’évite aussi d’envoyer des agents faire des relevés de compteurs sur place.