Après vous avoir parlé du « Great Firewall » dans un billet précédent, je partage avec vous quelques illustrations humoristiques sur ce sujet, sujet qui n’en demeure pas moins des plus sérieux quant au respect des libertés individuelles en Chine. Mais dans la réalité quotidienne, sur le sujet de l’internet, je ne me fais pas trop de souci pour les chinois : ils savent se débrouiller pour lire ce qu’on leur interdit !







Je vous parlais dimanche de Facebook, qui est interdit en Chine. Mais je ne connaissais pas la raison. J’ai fait un peu de recherches et ai trouvé cette « raison » dans le People’s Daily, qui est… comment dire… un journal officiel de la propagande communication du gouvernement chinois.

La raison officielle est donc liée aux problèmes d’affrontements ethniques entre les Uygurs (0.64% de la population chinoise) et les Hans (ethnie majoritaire en Chine avec 92% des chinois, et qui détient bien sûr le pouvoir) que rencontre la Chine au Nord-Ouest du pays.
Je vous laisse apprécier les sondages mentionnés dans l’article, sensés confirmer le bien-fondé de la décision du blocage de Facebook en Chine…
Quelques liens :
Facebook n’est pas disponible depuis la Chine, bloqué par The Great Firewall. Mais en rusant un peu, on y arrive. Notamment en utilisant des proxy ou des accès VPN.
Depuis mon appartement, je me connecte à Facebook via des proxy (le VPN ne passe pas). Depuis le Starbuck tout près de chez moi, je me connecte via le VPN de Sciences Po. Du coup, Facebook ne sait plus d’où je me connecte et m’a demandé de confirmer mon identité lors de ma dernière connexion, par sécurité.
Ainsi, pour Facebook, je me suis connecté hier depuis le New Jersey (USA), puis de Californie (USA), puis aujourd’hui depuis Paris (France). Tout ça depuis mon quartier Chayoang de Beijing.

Quel globe-trotter je suis !!!
La Chine a mis en place ce que l’on appelle « The Great Firewall » (en référence à « The Great Wall », la muraille de Chine), vaste système technique et humain visant à contrôler Internet. De fait, des sites web que nous avons l’habitude de visiter en France ne sont pas accessibles d’ici. Comme par exemple Facebook, YouTube, Dailymotion, Twitter, …

Voici les quelques méthodes que j’utilise pour passer outre ces limites :
- Le site web Secure tunnel : vous trouvez en haut à droite de la page d’accueil une zone intitulé « Secure-Tunnel Xpress Free Anonymous Proxy ». Saisissez l’adresse internet où vous souhaitez accéder, et voilà ! Pour Facebook, seule la version mobile est accessible. Des services payants sont proposés, mais je n’ai jamais utilisé.
- Le logiciel Skydur ou VPN in China : permet d’accéder à un VPN ( Virtual Private Network), un réseau privé qui masque au « Great Firewall » votre navigation internet, et vous permet donc d’aller partout. Ce service est lié à un abonnement au prix très raisonnable au regard des services rendus. Concernant Skydur, il existe une astuce pour utiliser le service gratuitement pour Facebook uniquement, à lire ici.
- Je me connecte au VPN de Sciences Po. Sciences Po propose à ses salariés de pouvoir accéder au réseau de Sciences Po à distance. C’est comme les services proposés par Skydur ou VPN in China, sauf que c’est gratuit pour moi. En fait, c’est comme si je surfais depuis mon bureau à Paris, le réseau Chinois est aveugle et ne voit pas ce que je fais et ne peut donc me bloquer.

IMPORTANT : Concernant Secure tunnel, Skydur ou VPN in China, évitez de saisir des données trop confidentielles quand vous utilisez ces services, on ne sait jamais. Donc, pas de numéro de carte bleue, d’accès à des comptes bancaires, …
Bref, rien d’impossible pour ce qui est de la navigation Internet depuis la Chine, il suffit juste de disposer des 2-3 bonnes astuces et de s’y préparer en avance. Et heureusement, parce que comment je ferais sans Facebook, hein ? Ha ha ha !