Petite question aux spécialistes de la voiture (Christophe, je compte sur toi) : pourquoi la C4 s’appelle C-Quatre en Chine ?
La réponse ? Relisez cet article… et vous comprenez. Le chiffre 4 (四 sì) se prononce de façon quasi similaire à 死 (sǐ) ce qui veut dire « mort ». Alors vous comprenez qu’appeler une voiture C4, c’est la faillite assurée pour Citroen. Du coup, ils l’ont renommée avec des caractères latins en C-Quatre. Ni vu, ni connu !
A signaler, la C4… pardon, C-Quatre, a un coffre long, contrairement en Europe où elle a un hayon. Pourquoi ? Parce qu’ici, la voiture doit être longue et en imposer. Donc plus c’est long, plus ça se vend (j’y reviendrai sous peu avec d’autres modèles).
Découverte tout à fait par hasard : un restaurant marseillais à Beijing. The Olive, tenu par une française qui habite Beijing depuis 7 ans, se trouve en face du Worker Stadium, entrée Nord.
Ce n’est pas aussi bon que si j’avais diné à Marseille, mais ça fait tout simplement du bien…
Zhuo Hei A (捉黑A – Zhuō Hēi A), qu’est que c’est ? C’est l’un des jeux de carte le plus populaire en Chine. Vous les verrez jouer dans la rue, le week-end dans les parcs, online, et bien sur à domicile. Même les très jeunes enfants savent jouer.
On m’a appris à jouer récemment et j’y joue régulièrement (tout au moins à l’une des variantes de ce jeu). Je ne vais pas décrire les règles de jeu ici. Sachez juste que les chinois sont de vrais passionnés quand ils jouent, que c’est animé et bruyant, et que l’on joue avec de l’argent. Pourquoi ? Pour que l’on soit plus concentré sur son jeu, m’a-t-on dit. Notamment pour moi, qui débute. Mouais… je crois surtout que l’on essaye de me plumer en sachant que je suis débutant. Heureusement que les mises sont minimes, genre ¥2.00 (0.23€) ou ¥3.00 (0.34€) à donner si l’on perd une partie et que je ne perds pas trop à chaque fois.
Vous connaissez tous la Grande Muraille (長城 – Chángchéng) ? Quelques informations piquées sur Wikipedia :
Construite entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour protéger la frontière nord de la Chine
6700 km de long (évaluation de 1990).
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
On dit que chaque chinois doit au moins visiter la muraille une fois dans sa vie. Je suis super-chinois, car je l’ai visitée 5 fois.
Comment se rendre à la Grande Muraille depuis Beijing ? Le meilleur moyen est de prendre le bus et de se rendre à Badalin, situé à 70 kilomètres au nord de Beijing. Voici les informations :
Station de bus : Deshengmen – 德胜门
Bus 919 (prenez les bus verts, à air conditionné, ceux affichant Badalin sur le panneau)
Tarif : ¥24 (2.80€) l’aller-retour
Horaire du bus : à partir de 6h30 du matin
Durée du trajet : 1h30
Conseil : partez assez tôt le matin (pas plus tard que 10h-10h30) afin de ne pas rater les bus de retour. En effet, à partir de 16h, il est difficile de revenir en bus (bus pleins, arrêt du service) et vous serez obligés de prendre les taxis-vautours qui vous attendront sagement sur le parking des bus en vous proposant des tarifs exorbitants.
Concernant la Muraille, sachez que Badalin devient de plus en plus « disneyland » avec des téléphériques, des toboggans gigantesques pour redescendre de la muraille, des zones de commerce à franchir où vous vous ferez harceler, … On oblige aussi maintenant les touristes à prendre un nouveau chemin bien établi qui vous fait démarrer du haut de la muraille, chemin qui vous oblige à acheter un billet d’accès en téléphérique ou togoggans-grimpeur (¥60 – 7€) en plus du billet simple (¥45 – 5.23€).
Mon conseil pour visiter la muraille hors du circuit imposé : quand vous êtes sur le parking, remontez le jusque l’entrée décorée avec des sculptures d’ours, remontez le parc à ours et la zone de commerce jusque la sortie de la Grande Muraille, achetez un billet au guichet sur la gauche, entrez par la sortie en râlant si on ne vous laisse pas passer et en disant que vous ne restez qu’une heure et ne voulez faire que des photos (avec les gestes, ils ne parlent pas anglais). Et là, vous verrez le tronçon le plus sympa de la Grande Muraille à Badalin, celui qui permet de faire les plus belles photos, celui qui est plus calme que la zone de départ.
La Grande Muraille est à visiter, aucun doute là dessus. C’est une marche difficile, je vous conseille de bonnes chaussures, des vêtements légers et de l’eau. Faire le tour complet du tronçon de Badalin demande 3-4 heures environ. Mais vous pouvez commencer par le tronçon que je vous recommande plus haut, et revenir sur vos pas quand vous vous sentez fatigués (en pensant qu’il vous faut faire le chemin de retour). Vous croiserez assez peu d’occidentaux, par rapport au nombre de chinois qui la visite quotidiennement. Ne soyez pas surpris d’être souvent sollicité pour être pris en photo avec les chinois. Beaucoup viennent des provinces et n’ont pas l’occasion de voir souvent des étrangers, alors ils adorent être pris en photo avec les occidentaux, surtout s’ils sont grands ou ont les cheveux blonds.
Voici une vidéos et quelques photos de Badalin :
Dernière information de taille : la muraille n’est pas visible depuis l’espace, contrairement à ce qu’avait annoncé un astronaute américain qui avait confondu avec avec le fleuve jaune dont le soleil se reflétait à la surface.
Une course en moto-taxi coûte ¥5.00 (0.57€) pour un trajet court. Pour les touristes, les chauffeurs essayent de tirer ¥10.00 (1.14€). Pas trop grave, c’est de bonne guerre.
Mais la semaine dernière, arnaque organisée des chauffeurs à la sortie du métro Datunlu East de la ligne 5. Il était 20h, il pleuvait des cordes, et les motos-taxi attendaient devant la sortie comme d’habitude. Je monte dans un des moto-taxi et demande à aller au croisement suivant (à 1.5 km environ). Là, le chauffeur me demande ¥20.00 (2.28€). Je proteste, je dis que c’est ¥5.00, le gars refuse, je sors de son taxi et monte dans le suivant… qui me demandent la même somme. Bref, arnaque en bande organisée de tous les motos-taxi attendant devant la station de métro.
Je me mets à l’abri en attendant que la pluie cesse, mais ça dure. Finalement, j’en prends un. Mon croisement est le suivant, c’est tout proche. Il arrive au croisement et je lui demande de me déposer au coin opposé, devant l’entrée où je devais me rendre, là où les motos-taxi stationnent habituellement. Il refuse ! Il refuse car il veut vite retourner à la sortie du métro. Dehors, il pleuvait des trombes d’eau, et les croisements à Beijing sont immenses, le mien fait 2*4 fois plus les allées latérales. Bref, de quoi être trempé jusqu’aux os en moins de 10 secondes. Je râle, il continue de refuser. Du coup, je lui ai balancé un billet de ¥5.00 au lieu des ¥20.00 qu’il voulait et je me suis cassé en courant.
Visite d’un quartier particulier de Beijing, le « 798 Art District » (798艺术区 – 798 Yìshùqū)
En 1953, un ensemble industriel a été construit au nord-est de Beijing. A partir du début des années 1980, les usines ont commencé à fermer les unes après les autres. Les artistes de Beijing ont petit à petit occupé les lieux, attirés par les grands espaces, les verrières, les loyers modiques, … Aujourd’hui, ce quartier est le symbole de l’art moderne chinois de Beijing. On y trouve donc des ateliers d’artistes, des expositions, des boutiques branchées autour de l’art, des cafés, … A visiter au moins une fois pour découvrir un autre Beijing, moins traditionnel.
Dans le diaporama suivant, vous ne verrez pas trop de photos des intérieurs des ateliers et des expositions, il est interdit de photographier. Mais les photos extérieures vous donneront une idée de ce qu’est ce quartier.
Quelques heures du carrefour DatunLu et AnliLu près de chez moi, en fin de journée, filmé en stop-motion.
Le top-motion a été réalisé et monté depuis mon iPhone 3GS avec le logiciel iTimelapse Pro. Le morceau de musique est « Fireflies » du groupe Owl Cities
Chaoyang District (朝阳区 – Cháoyáng Qū) est le quartier de Beijing dans lequel j’habite. A titre de comparaison, on pourrait dire que ça correspond aux arrondissements de Paris.
Mais ici, on est à Beijing, et tout y est beaucoup plus grand qu’à Paris (voir l’un de mes billets précédents). Alors que Paris fait environ 105 km² et compte 2 193 030 habitants, mon « petit » quartier fait 475 km² et compte 3 642 000 habitants.
Ce qui est assez marrant, c’est quand je demande à certains chinois où ils habitent et qu’ils me répondent « Chaoyang ». Là, je les regarde et ne peux m’empêcher de penser que nous vivons sur des planètes différentes. « Ok, Chaoyang, mais oùùùùùù ??? »
Je vous présente la mascotte de mon « petit » quartier.
Gome est le numéro un chinois de la distribution de matériel électronique (nous dirons que c’est le Darty chinois). Le patron de Gome a défrayé la chronique fin 2008 en disparaissant plusieurs jours. En fait, il avait été « arrêté » par la police pour « crimes économiques » et a depuis écopé de 14 années de prison, 70 millions d’euros d’amende et 24 millions d’€ d’actifs saisis (voir l’article sur « De Chine »).
Visite chez Gome ce mercredi. Vous apprécierez la belle décoration du magasin faite de canettes de bière suspendues au plafond. Peut-être un hommage à la Coupe du Monde ? Ou alors la consommation des vendeurs du magasin ?
Bon, ce n’est pas tout ça, il me faut trouver un vendeur spécialisé dans la climatisation. Mince !!! C’est l’heure du xiuxi. Que fait-on dans ce cas là ? On réveille la demoiselle ? On la laisse dormir ? On la laisse dormir, et je suis allé en trouver une autre… qui mangeait des nouilles chinoises derrière le comptoir (je n’ai pas osé la prendre en photo). Bon, ben je vais attendre un peu alors…
J’adore les t-shirts publicitaires que les vendeurs arboraient ce jour là : un bout de carton découpé, 2 épingles-nourrice, et vas-y que je te fais la tenue de travail la plus bricolée de Chine.
Enlevez l’ironie de mes propos et mon ton légèrement moqueur, et vous comprendrez pourquoi j’aime la Chine : pour tous ces petits détails très drôles de la vie quotidienne qui rendent ce pays attachant.
Venue d’Esther à Beijing pour quelques jours. J’étais très content de la revoir, ça faisait un peu plus de 2 ans que nous ne nous étions pas vus. Et ce fut l’occasion pour moi de refaire à nouveau la visite de Beijing, notamment la Grande Muraille que je commence à bien connaître puisque je viens de la visiter une 5ème fois avec Esther, sous 42°… Je vais bientôt devenir Guide Officiel.
Je ne suis pas fan de la musique moderne chinoise, que je trouve trop répétitive. Mais on peut entendre en Chine quelques beaux morceaux… pas toujours chinois. Voici 2 vidéos de chansons ayant eu un beau succès en Asie ses dernières années. Et elles sont toutes les 2 coréennes.
La 1ère est une chanson du groupe WonderGirls et s’intitule « Nobody ». Musique entrainante, refrain facilement mémorisable, vidéo style années 70 et très marrante (maman, je sais que tu apprécieras le passage à 1mn21 et le final), … c’est un beau succès en Chine et toutes les chinoises connaissent la chorégraphie par cœur dans les boites de Beijing (et surement ailleurs aussi).
La 2ème vidéo n’est pas à regarder si vous êtes dépressifs. C’est une chanson triste avec une vidéo larmoyante comme ils savent si bien le faire en Asie. Néanmoins, je trouve cette chanson très bien et elle a eu elle aussi un beau succès en Asie. Le groupe s’appelle Kiss (non, rien à voir avec le groupe américain) et la chanson s’intitule « Because I’m a girl ».
La blogosphère chinoise a perdu en poésie depuis que le blog « Pays de Neige » s’est arrêté. Pays de Neige ? C’est le blog de Neige, une charmante chinoise qui étudie le français, le parle et l’écrit très bien. Neige vit à Nanjing, pas très loin de Shanghai où elle est professeur de français.
Le blog de Neige était un blog rempli de poésie, de tendresse, d’émotions, de sentiments, de générosité, de tranches de vie, d’histoires, … C’est un blog que j’ai apprécié suivre et lire, même si je n’y venais pas tous les jours. Mais de temps en temps, j’aimais m’y plonger et y lire le récit de Neige, que je ne connais pas mais à qui je m’étais attachée. J’y ai laissé quelques commentaires aussi. Je trouvais beaucoup de ses billets très beaux, très poétiques, même si les sujets n’étaient pas toujours gais. Mais Neige avait le savoir-faire de mélanger la culture et la poésie chinoise avec le vocabulaire français dont on voyait qu’elle en avait une maitrise de plus en plus certaine au fil des billets. J’étais même admiratif de la voir voir écrire ainsi dans ma langue maternelle, mieux que je n’aurais su le faire.
Neige, sache que j’ai apprécié te lire et te suivre et que la blogosphère chinoise se sera plus la même sans toi.
CORRECTIF : Neige a lancé un nouveau blog disponible ici : http://neigeauprintemps.canalblog.com . C’est une bonne nouvelle. Tout cela m’aura permis de parler de Neige ici, ce qui est largement mérité.
Visite du quartier de Houhai le dimanche, et c’est ainsi l’occasion d’assister à un cours de wushu (武术 – wǔshù). Wushu signifie « art martial » et est souvent utilisé pour parler du kung-fu.
Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, ce cours est public et se passe à l’extérieur. Les parents viennent avec leur rejeton (souvent unique) et le confie aux bons soins du professeur qui est loin d’être un tendre. Mais il fait ce que les parents lui demandent : enseigner le wushu le plus sérieusement possible. Avec mes parents, nous avons pu assister à une séance individuelle d’entrainement de la petite fille que vous verrez dans les photos, et je vous assure que c’était assez impressionnant : ton très ferme du professeur, tapes sur les parties du corps pour forcer la petite à plus de rigidité, répétition sans cesse des mouvements, … La petite fille ne bronchait pas, serrait les dents, enchainait les exercices, et avait envie de pleurer, ça c’est certain.
Autre culture, autres mœurs, je n’imagine pas ce type de cours en France avec nos bambins sur-protégés. Je me souviens avoir assisté un jour à un cours de judo de mon neveux Mimi qui devait avoir le même age, le prof français leur apprenait à sauter comme des grenouilles sur le tatami. Rien de tout cela ici, on est dans du très très sérieux, et ça impressionne. Pour en avoir discuté à plusieurs reprises avec des chinois « openminded », la réponse est quasiment identique à chaque fois : « Elle veut être la meilleure ? Elle doit travailler dur. Ce n’est pas un jeu, c’est sérieux. Le professeur est là pour l’enseigner, et ça demande des efforts de sa part. Si elle ne veut pas l’accepter, elle n’a qu’à arrêter ! ».
Sans apporter de jugement sur cette façon de faire que notre culture peut avoir du mal à appréhender, on y décèle un des visages de la Chine, celui de la discipline et de l’excellence, où seuls les meilleurs retiennent l’attention (j’aurai l’occasion d’y revenir sous peu avec des informations surprenantes sur les étudiants chinois). La compétition est ancrée dans la culture chinoise, viser l’excellence est un objectif permanent, le travail et la discipline sont nécessaires. Être en Chine permet de bien sentir cela, même si c’est difficilement explicable. Et ça fait aussi froid dans le dos, notre Vieux Continent va se faire bouffer tout cru…
Voici la vidéo ! Notez 2 moments intéressants : à 1mn10 quand les enfants commencent à discuter entre eux sur l’enchainement des figures et la bonne réalisation des gestes, à 2mn quand une petite fille pleure et veut quitter l’exercice.
Et les photos, avec notamment la petite fille dont je vous parlais un peu plus haut