Le moins que l’on puisse dire, c’est que les démarcheurs de services aux particuliers ont de la suite dans les idées et sont tenace… mais ils sont aussi envahissants… et un peu trop à mon gout. Voici ce que l’on peut trouver sur les paliers des immeubles en accès libre : des tonnes de stickers collés sur les murs, près des portes des appartements. Un peu « too much », non ?
La question que vous avez, c’est : « Pourquoi les habitants laissent ces annonces ? ». J’ai bien sûr posé la question, et voici l’explication :
Certaines sont collées.
Certaines sont faîtes avec des tampons, carrément imprimées sur le mur (regardez bien les photos).
Ca ne sert à rien de les enlever, ça revient aussi vite
Une petite ballade dans les magasins de meubles chinois permet de faire quelques découvertes surprenantes et intéressantes que je vous fais partager aujourd’hui.
On commence avec le canapé, non pas saucisse Herta, mais piment !
Nous poursuivons avec la baignoire 2 places avec télévision étanche intégrée. Je l’ai appelée « Baignoire Claude François ».
La salle de douche avec siège ergonomique, jets dans tous les sens, éclairage, télévision, radio, téléphone, interphone, … J’espère que le câblage électrique est au point…
La salle de démonstration super haute fidélité avec des enceintes de 120 kilos, dont on vous explique que c’est très connu en France. Ils ont arrêté de sourire quand j’ai dit « Wo shi faguo ren » (je suis français). Ils ont été sympas, j’y suis resté plus d’une heure à écouter plein de style de musique, regarder des extraits de films, … A noter que les BlueRay étaient des copies de piètre qualité
Ce style est très très apprécié. Plus il y en a, plus c’est chargé, mieux c’est ! Ils disent que c’est le style européen…
Ça aussi, les chinois adorent ! Et encore, sur cet exemple, on m’a dit que ce n’était pas encore assez fastueux, pas assez « riche », pas assez « big, large ».
On trouve aussi des faux chiens pour faire plus vrai. Sur le moment, j’y ai cru un instant et ai eu peur de marcher dessus.
N’oublions pas , pour finir, l’inévitable copie. Ici, Nordic Ekea. Je dois préciser qui a été cloné ?
Il y a un rituel auquel on peut assister de temps à autre en Chine, c’est la séance de motivation des troupes d’un restaurant, d’un magasin, … Souvent le matin, mais à d’autres moments aussi, on peut voir l’ensemble des employés se réunir, debout et presque au garde-à-vous, écoutant le manager prodiguer des conseils, des objectifs, sermonner ou féliciter un employé. Cela se finit souvent par un cri collectif des employés ou des applaudissements.
Je vous mets ici une image prise à l’aéroport de Beijing.
Ci-dessous, une vidéo prise ce dimanche, à 11h, devant l’un des restaurants où je me rend assez souvent. J’ai filmé une bonne partie de la scène, notamment la fin qui est la plus intéressante.
Je n’ai pas tellement d’avis sur la pratique. Je pourrais dire que cela me semble un peu étrange et tenir plus de la méthode Coué collective. Mais les rapports hiérarchiques entre les employés et les managers sont très différents de ce que l’on peut connaître chez nous, aussi bien dans le respect que manifeste le salarié que le devoir du manager de transmettre un savoir et faire progresser ses troupes. Je note tout de même que, généralement, de ce que j’ai pu voir, les employés semblent un peu ailleurs lors de ce rituel auquel ils ne peuvent se soustraire.
L’image de Beijing avec toute la population à vélo est un peu désuète, mais le vélo reste néanmoins un moyen de transport très utilisé.
Ce week-end, j’ai croisé un parc à vélos… bondé. Franchement, je ne sais pas comment ils font pour retrouver leur vélo, et surtout pour le sortir de cet enchevêtrement de guidons, pédales, …
J’avais bien aimé regardé le papy chinois écrire des idéogrammes à même le sol avec seulement de l’eau pour encre éphémère. J’y suis retourné et ai surpris une scène bien sympatique où une petite fille s’entrainait à écrire, et un papy lui expliquer comment bien pratiquer la calligraphie.
Au détour d’une ballade dans le quartier de Houhai, un vieux papy en train de calligraphier sur le sol des idéogrammes chinois avec un grand pinceau et… de l’eau.
Il enchainait les idéogrammes qui s’évaporaient petit à petit. Et il recommençait, ainsi de suite, offrant un spectacle gratuit aux passants, sans rien réclamer (il ne mendiait pas, ne passait pas avec un chapeau, c’était vraiment désintéressé).
C’est un exercice assez courant chez les retraités chinois de pratiquer l’art de la calligraphie de cette façon. La calligraphie est ici un art majeur, et je trouve très beau cette manière éphémère de l’exprimer et de le faire partager à tous.
C’est pour ce genre de chose que l’on croise comme cela au détour d’une rue que j’aime bien la Chine…
Maintenant que vous savez prendre le métro (ici et là) ou le taxi-moto (ici et là), je continue ma série sur les transports à Beijing avec le taxi.
Reconnaitre les taxis à Beijing est aisé. Ils sont bicolores, avec le bas de caisse jaune et une couleur différente sur le haut de caisse (bleu, vert, rouge ou ocre). Sur le toit, une enseigne bleu et blanche. Pour savoir si un taxi est libre, il faut regarder à la gauche du rétroviseur (donc côté passager) si vous voyez une lumière ou un signal rouge. Si vous ne voyez rien (comme sur la photo), cela veut dire que le taxi n’est pas disponible. Pour appeler un taxi, ne levez pas le bras en l’air comme à Paris, mais tendez le bras horizontalement en direction de la route (attention aux bus !) et secouez la main.
Maintenant que vous être dans le taxi, il vous faut indiquer votre destination au chauffeur. Sachez que les chauffeurs de taxi de Beijing ne parlent pas anglais. Si vous ne maitrisez pas le chinois, il faut vous munir des adresses de vos destinations en chinois. Un bon moyen est de les avoir sur son téléphone ou de se les faire envoyer par SMS. Si vous êtes à l’hôtel, n’oubliez pas de garder une carte de visite de l’hôtel dans votre portefeuille pour revenir à bon port.
Dès que le chauffeur connait votre destination, il démarre le compteur qui affiche de suite ¥10.00 (1.08€). C’est le chiffre rouge que vous voyez sur la photo. Les 3 premiers kilomètres sont inclus dans cette tarification de base. Au delà de 3 kilomètres, vous paierez ¥2.00 (0.21€) par kilomètre supplémentaire en journée, ¥2.40 (0.26€) de 23h à 5h (le tarif du kilomètre est le 1er chiffre vert sur la gauche du compteur). Le compteur affiche la distance (0.2 km ici) et la durée d’immobilisation (1mn17s sur la photo). Le compteur d’immobilisation s’incrémente dès que le taxi roule en dessous de 12 km/h ou est à l’arrêt. Toutes les 5 minutes d’immobilité, vous paierez une unité de base supplémentaire (donc ¥2.00 ou ¥2.40 selon l’heure) de plus. Sachez aussi que pour payerez un forfait supplémentaire de ¥1.00 (0.10€) si votre trajet est supérieur à 3 kilomètres (forfait pour compenser des coûts liés au prix des carburants).
Ca semble un peu compliqué, mais c’est en fait très simple. La tarification détaillée est affichée dans chaque taxi. Vous y trouverez tous les détails de la tarification.
Dès que vous êtes arrivés à destination et que vous avez payé, le chauffeur peut vous fournir une facture. Je vous conseille de la prendre, elle vous permet éventuellement de rappeler la compagnie de taxi si vous avez oublié quelque chose dans le taxi et d’indiquer le numéro du taxi.
Circulez en taxi est assez économique (je parle par rapport à Paris. Par rapport au bus et métro pékinois, c’est le moyen de transport le plus cher). Je l’utilise assez souvent, en moyenne 1 fois par jour. Voici 2 exemples de courses que j’ai payé ces derniers jours :
¥10.00 (1.08€) : trajet de 1.400 kms à 13h15 (j’étais en retard… donc taxi)
¥19.00 (2.06€) : trajet de 6.800 kms à 22h30
¥32.00 (3.47€) : trajet de 13.300 kms à 14h
¥35.00 (3.79€) : trajet de 6.790 kms à 3h27 (plus de bus et métro à cette heure…)
Quand on prend le taxi à l’étranger, on se demande toujours si le chauffeur ne va pas nous arnaquer. Je n’ai pas encore rencontrer de chauffeurs me « baladant » pour allonger la distance. Mais voici les 2 points sur lesquels vous devez être vigilants :
Compteur cassé. A proximité des lieux très touristiques (La Cité Interdite, Wangfujing, …), vous trouverez des taxis avec un compteur, mais éteint. Et quand vous poserez la question, les chauffeur vous diront « Broken ! » (cassé). Et ils vous demanderont ¥100.00 (10.86€) pour vous menez là où vous voulez. C’est un grosse arnaque, vous allez payé 2-3-4 fois plus cher votre course. A la Cité Interdite, la dernière fois que j’y suis allé, il y avait 10 taxis à la sortie Nord, tous avaient le compteur cassé !!! Dans le cas là, vous marchez 5 minutes pour vous rendre au croisement suivant et attendez un taxi, ca ne devrait pas être long. Donc, vérifiez toujours que le compteur est actif et démarre à ¥10.00 quand vous démarrez, dans le cas contraire vous sortez et changez de taxi.
Le taxi n’est pas bicolore (voir plus haut). On vous proposera de temps en temps des taxis noirs, ou alors carrément des voitures tout à fait banalisées. Méfiance ! Premièrement vous risquez de payer plus cher, deuxièmement vous ne savez pas si ces taxis sont assurés en cas d’accident. Ne prenez que les taxis « officiels ».
Cet après-midi, je suis allé au kiosque presse au coin de ma rue pour acheter des cartes d’abonnement internet (j’aurai l’occasion d’y revenir). Et là… comment dire… les mots me manquent… je ne sais comment décrire la vision qui s’offre à moi… bon, je pense qu’une image vaut effectivement mille mots.
J’hésite à savoir ce qui m’a donné un mal de tête carabiné, si c’est le manteau, le pantalon, ou les chaussures. Peut-être les trois à la fois ? Bon, si ça plait en France et que vous m’en réclamez, je lance un business d’export de cette tenue vers la France.
C’est un gourmand qui vous le dit : dès que vous voyez ces brochettes de fruits rouges sur un étal, arrêtez-vous, sortez ¥10.00 (1.08€) de votre portefeuille et dégustez sans modération.
Ces brochettes de fruits s’appellent des Bing Tanghulu (糖葫芦 bīng tánghúlu). C’est une friandise traditionnelle du nord de la Chine, et vous en trouverez partout à Beijing. Ces brochettes mesurent une trentaine de centimètres et sont composées de fruits recouverts de sucre durci (mais pas trop). Elles se mangent froides.
La brochette la plus répandue est composée avec le fruit de l’aubépine chinoise, appelée Shan Zha (山楂 shān zhā). Ca ressemble à une petite pomme rouge de 2-3 centimètres de diamètre. C’est un fruit très doux à manger, pas trop dur, pas trop humide, c’est très agréable. D’autres fruits peuvent aussi être utilisés, comme des mandarines, des fraises, du kiwi, de l’ananas, …
Pour faire suite à mon article sur le taxi-moto, voici une brève vidéo de l’intérieur. Vous verrez que la vision panoramique dans ce petit transport est pas mal, mais que ça secoue pas mal. Déconseillé à ceux qui ont facilement le mal des transports.
Un petit jeu pour se détendre : voici le clavier de mon ascenseur, cherchez les 4 erreurs…
Vous avez trouvé ? Eh oui, il n’y a pas de bouton pour le 4ème, 13ème, 14ème et 24ème étage ! Ces étages existent, bien sûr, mais on évite soigneusement d’utiliser ces nombres en Chine qui portent la poisse… surtout dans un ascenseur, vous imaginez ! Entre les chiffres porte-bonheur et ceux qui attirent les chats noirs, ça en fait des choses à apprendre pour ne pas faire d’impairs.
Sachant cette influence des nombres pour les chinois, je plains par avance celui qui va naître le 4 avril 2013 (04/04/2013). Il va vraiment avoir une vie de galère, celui-là !
PS 1 : je n’ai pas noté cette absence de 4 dans tous les ascenseurs. Donc ça doit dépendre du degré de superstition du constructeur, ou de l’architecte, ou du propriétaire, ha ha ha.
PS 2 : vous aurez aussi noté qu’il n’y a pas de 0, le rez-de-chaussé étant le 1 (comme aux Etats-Unis je crois). Bon à savoir quand vous donnez par exemple rdv à quelqu’un au 2ème étage d’un magasin, ça évite de poireauter inutilement 1 étage plus haut pendant 1 heure (ça sent le vécu cette anecdote, non ?).
Le taxi-moto est l’un des moyens de transport des plus typiques à Beijing (avec le pousse-pousse, mais que l’on trouve que dans les endroits très touristiques, et c’est un peu l’arnaque).
C’est une moto, équipée d’une cabine dans laquelle se trouve une banquette derrière le conducteur, banquette pour 2 personnes au maximum et qui fait dos au sens de circulation. Je vous conseille de fermer la porte arrière quand vous vous installez à l’arrière ET de fermer le verrou pour être sûr que la porte ne s’ouvre pas pendant le trajet.
C’est un peu moyen de se déplacer assez bruyant, ça secoue bien (à éviter pour ceux qui ont le mal des transports…), mais c’est rapide et pratique pour de courts trajets de quelques minutes. Et c’est assez économique aussi : ¥5.00 (0.57€) la course. Les chauffeurs ne parlent pas anglais, alors munissez vous de l’adresse en Chinois sur un bout de papier.
Voici quelques photos, je vous prépare une petite vidéo dans quelques jours :
Si vous n’arrivez pas à finir les plats que vous avez commandés, vous pouvez demander aux serveurs qu’ils vous emballent les restes pour manger le lendemain. Tous les restaurants le font et sont équipés de boites plastiques destinées à cet usage. Vous repartez ainsi avec votre doggie bag sous le bras, votre repas du soir ou du lendemain déjà prêts. Pratique !