Cela fait tout juste un mois que je suis a Beijing. C’est la première fois que je suis si loin de la France, aussi longtemps.
Il est toujours difficile de savoir comment l’on va réagir de se retrouver si loin de ses racines et de son environnement familier, de sa famille, de ses amis, de son travail, … Dans mon cas, j’avais fait un test grandeur nature de 3 semaines en août 2009 et j’avais pu vérifier que je me plaisais bien ici et qu’un séjour longue durée se passerait bien.
Cela se confirme. Je suis très très bien ici, c’est peu de le dire. Dans le même temps, j’ai un peu de mal a expliquer pourquoi. Mais tout se passe très bien et ce séjour sera un très grand souvenir. Bien sur, certaines choses me manque (proximité de la famille, la bonne bouffe française, …). Mais Beijing compense largement mes manques. Cette ville est fascinante, et des citadins comme moi ne peuvent que s’y plaire. Je pense aussi que le contraste entre les idées pré-conçues que l’on peut avoir sur la Chine et la réalité de ce que l’on découvre ici accentue cette fascination, car la découverte y est permanente et pleine de surprise.
J’anticipe les remarques simplistes de personnes à la critique facile, surtout en ne sortant pas de notre cher pays qu’est la France. Oui, la Chine n’est pas le meilleur pays du monde (mais qui peut m’indiquer le pays idéal ?). Oui, Beijing n’est pas totalement représentative de la Chine profonde (un peu comme Paris par rapport à la province, non ?) . Oui, ce pays a à sa tête un gouvernement qui bride certaines libertés individuelles et qui a encore de nombreux changements à opérer (mais cela n’enlève rien à la valeur des gens qui vivent dans ce pays et à sa culture. Et les connaitre et entendre ce qu’ils disent sur ces questions est des plus instructifs.). Bref, ne me faîtes pas dire ce que vous ne m’entendrez jamais de ma part : je n’adule pas la Chine, j’ai juste une passion et une affinité particulière pour cette culture et ce pays duquel nous pouvons apprendre beaucoup, mais qui peut aussi apprendre beaucoup des autres pays du monde.
Bref, tout va bien, et je resterais bien plus longtemps que mes 6 mois prévus…
C’est un gourmand qui vous le dit : dès que vous voyez ces brochettes de fruits rouges sur un étal, arrêtez-vous, sortez ¥10.00 (1.08€) de votre portefeuille et dégustez sans modération.
Ces brochettes de fruits s’appellent des Bing Tanghulu (糖葫芦 bīng tánghúlu). C’est une friandise traditionnelle du nord de la Chine, et vous en trouverez partout à Beijing. Ces brochettes mesurent une trentaine de centimètres et sont composées de fruits recouverts de sucre durci (mais pas trop). Elles se mangent froides.
La brochette la plus répandue est composée avec le fruit de l’aubépine chinoise, appelée Shan Zha (山楂 shān zhā). Ca ressemble à une petite pomme rouge de 2-3 centimètres de diamètre. C’est un fruit très doux à manger, pas trop dur, pas trop humide, c’est très agréable. D’autres fruits peuvent aussi être utilisés, comme des mandarines, des fraises, du kiwi, de l’ananas, …
J’ai enfin trouvé du lait concentré Nestlé à Beijing. Pas facile à trouver dans un magasin, ça ne se trouve pas dans le rayon Lait comme en France, mais dans le rayon Confitures avec les pâtes à tartiner. Comme vous le voyez, le packaging change, mais j’en ai acheté un pour essayer, et le même gout est le même que celui en France. Bingo ! Suis tout content ! Allez, je m’allonge sur le lit (il est 00:14 ici), sur le dos, et je vais laisser couler petit à petit ce breuvage si délicieux qui va me changer de la soupe aux nouilles.
C’est juste un test, j’essaye de voir comment je peux mettre ma position en Chine sur le côté droit du blog. En tous cas, là, vous voyez mon positionnement, je suis juste devant mon immeuble, je vous laisse visiter le quartier par vous-même et découvrir où se situe le parc olympique (je vous aide un peu, c’est juste à l’ouest).
Après vous avoir parlé du « Great Firewall » dans un billet précédent, je partage avec vous quelques illustrations humoristiques sur ce sujet, sujet qui n’en demeure pas moins des plus sérieux quant au respect des libertés individuelles en Chine. Mais dans la réalité quotidienne, sur le sujet de l’internet, je ne me fais pas trop de souci pour les chinois : ils savent se débrouiller pour lire ce qu’on leur interdit !
Je l’ai ! J’ai mon diplôme ! Je suis diplômé de la BLCU !
Les résultats ont été donnés ce matin après ces 4 semaines de cours. Une matinée animation avait été organisée, suivie d’une cérémonie de remise de diplôme, puis d’un déjeuner avec les professeurs. Je ferai un feedback plus détaillé de cette matinée en début de semaine prochaine car j’ai un week-end chargé. Mais je suis super content d’avoir réussi ces 4 semaines !
Champagne ! Ah non, pas champagne, il est hors de prix ici. Bon alors, Coca !!!
Le campus de BLCU est pourvu de nombreux restaurants, certains de type Cantine, d’autres de type Restaurant classique. Voici une petite vidéo de la cantine de BLCU. Bon appétit !
Diner dans le quartier de Guomao, au Park Hyatt Beijing, au 66ème étage de cet ensemble de 3 bâtiments, dans la plus haute des 3 tours (là où c’est rouge sur la photo).
On y trouve 2 restaurants et 2 bars (dont 1 où on y joue du jazz) avec une vue à 360° sur Beijing. Superbe ! Et impressionnant de voir cette ville si grande depuis ce point de vue. Il y a aussi une discothèque au 6ème étage.
J’ai enfin pu manger un morceau de baguette avec du beurre. Je revis ! Comme il restait du beurre… ben… je l’ai fini avec mon couteau, of course !
Ci-dessous, quelques images (pas de moi, je n’avais pas mon appareil photos, que mon iPhone, et les photos intérieures sont pourries) de cet endroit très très sympa, que je vous recommande. Si vous passez à Beijing et cherchez un endroit sympa et chic pour une soirée, vous pouvez y aller sans hésiter.
Vous allez dire que je m’acharne sur mes collègues étudiants japonais, après les avoir déjà surpris par 2 fois en plein surmenage (ici et là). Mais ce n’est pas de ma faute si ce sont de grosses marmottes en pleine hibernation.
Voici une dernière preuve à l’appui (et j’arrête là avec les Jap) :
C’est la seule photo que j’ai osé prendre ce jour là (suis en cours tout de même), mais celui-là s’est petit à petit incliné sur le devant jusqu’à ce que son front touche son livre… et est resté comme ça.
Je pense que je ne comprends pas la culture japonaise, il s’agit surement d’une forme de concentration extrême destinée à ouvrir l’esprit profond dans le but d’un apprentissage rapide de la langue chinoise. Une technique millénaire, issue des samouraïs, un truc comme ça !
Je vous parlais dimanche de Facebook, qui est interdit en Chine. Mais je ne connaissais pas la raison. J’ai fait un peu de recherches et ai trouvé cette « raison » dans le People’s Daily, qui est… comment dire… un journal officiel de la propagande communication du gouvernement chinois.
La raison officielle est donc liée aux problèmes d’affrontements ethniques entre les Uygurs (0.64% de la population chinoise) et les Hans (ethnie majoritaire en Chine avec 92% des chinois, et qui détient bien sûr le pouvoir) que rencontre la Chine au Nord-Ouest du pays.
Je vous laisse apprécier les sondages mentionnés dans l’article, sensés confirmer le bien-fondé de la décision du blocage de Facebook en Chine…
Facebook n’est pas disponible depuis la Chine, bloqué par The Great Firewall. Mais en rusant un peu, on y arrive. Notamment en utilisant des proxy ou des accès VPN.
Depuis mon appartement, je me connecte à Facebook via des proxy (le VPN ne passe pas). Depuis le Starbuck tout près de chez moi, je me connecte via le VPN de Sciences Po. Du coup, Facebook ne sait plus d’où je me connecte et m’a demandé de confirmer mon identité lors de ma dernière connexion, par sécurité.
Ainsi, pour Facebook, je me suis connecté hier depuis le New Jersey (USA), puis de Californie (USA), puis aujourd’hui depuis Paris (France). Tout ça depuis mon quartier Chayoang de Beijing.
Ce matin, au réveil, en ouvrant les rideaux, c’est un Beijing jaune/orange qui s’est présenté à moi. J’ai pris une photo 1 heure plus tard, le phénomène était déjà atténué, mais c’était vraiment impressionnant de voir la ville comme si j’avais un filtre jaune/orangé devant les yeux.
En sortant, je me suis aperçu que la ville était recouverte d’une poussière jaune/orange, comme vous pouvez le voir sur les photos de voitures suivantes :
Explication : tempête de sable depuis le désert de Gobi. France Info en a parlé ce matin.
Ce matin s’est produit la première tempête de sable de l’année, en provenance du désert de Gobi, qui se trouve à l’ouest de Beijing. Il s’étend sur 1 300 000 km². C’est le désert où l’on trouve les plus grands écarts de températures au monde : +45° à -25°. Le vent de ce désert envoie à partir du printemps des tonnes de sable sur Beijing. C’est assez impressionnant, même si la tempête de ce matin était petite par rapport à certaines (voir articles ci-dessous).
Le désert de Gobi s’agrandit de 10 000 km² par an et il s’approche de plus en plus de Beijing. On estime que le désert pourrait avoir rejoint la capitale chinoise d’ici une centaine d’années. C’est un vrai problème écologique, en partie à cause de l’action de l’homme (densité de population, utilisation trop intensive des réserves d’eau pour alimenter Beijing, …).